Bavmorda
(Jean Marsh) est une reine tyrannique et sanguinaire. Un jour naît un
bébé, Elora Danan, dont la légende prétend qu'elle mettra fin au
règne du Mal. La souveraine charge ses soldats dirigés par sa fille
Sorsha (Joanne Whalley-Kilmer) de tuer tous en enfants qui viennent de
naître. Mais la nourrice parvient à sauver la petite en la confiant à
une rivière. Elle est recueillie par les enfants de Willow Ufgood
(Warwick Davis), un être de petite taille faisant partie de la race des
Nelwyns. Le malheureux est obligé, par le conseil du village, d'emmener
le bébé pour le remettre à la première personne de race humaine
qu'il rencontrera. Il s'agit de Madmartigan (Val Kilmer), un mercenaire
enfermé dans une cage suspendue. Après beaucoup d'hésitation, Willow
accepte de lui confier l'enfant...
Lorsque le
cocktail : aventure, humour, suspense, bravoure, est harmonieusement
dosé, on obtient de remarquables réussites : dans le domaine de la
science-fiction : "L'empire contre
attaque" ; dans l'aventure pure : "Les aventuriers de l'Arche
perdue" ou "Indiana Jones et la
dernière croisade" ; dans le
fantastique : la série des "Harry Potter", et dans le conte médiéval : "Ladyhawke" ou "Willow".
Une histoire simple, éternelle : la lutte du
Bien et du Mal ; un héros pas plus haut que trois pommes, mais
expressif, empreint de peur et de hardiesse, de sensibilité,
profondément humain ; des personnages variés et hauts en couleurs :
depuis le roublard Madmartigan, aussi habile à manier l'épée que le
mensonge, jusqu'aux Brownies, ces minuscules êtres qui passent leur
temps à s'invectiver et forment le pendant charnel des deux robots de "La guerre des étoiles", en passant par
les monstres à deux têtes ou les fées ; sans oublier, bien sûr la
méchante reine Bavmorda et sa charmante fille ; des péripéties variées,
mouvementées, remplies de fureur et de panache ; un finale magistral et
apocalyptique à souhait ; des décors inventifs... Que demander de plus
? La poésie, soulignée par la belle musique de James Horner, nimbe
toute cette aventure où la réalité et mythologie sauvage se fondent
miraculeusement grâce, en particulier, à des effets spéciaux excellents.
La plus grande réussite de
ce conte invraisemblable est sans doute de parvenir à nous faire vibrer
avec les événements que vivent les personnages, à nous intégrer dans un
univers impossible où l'absurde devient presque réel.
Deux heures de bonheur.