A l'entrée de
la ville, se dresse "La Liberté enchaînée". Pour le
touriste de base, le bricoleur inculte, le quidam sans imagination
créatrice, le mot "rouille" est tout juste évocateur de
vieilles ferrailles dignes de la décharge. Pour l'Artiste, elle est
devenue la nouvelle mode "branchée". On les voit fleurir
(enfin... si un tel mot n'est pas ici une insulte pour la beauté et la
grâce des fleurs !) partout, et plus l'aspect est repoussant, plus la
vision de la chose délabrée chimiquement est cauchemardesque, plus
l'oeuvre est noble. Le point positif (à mon sens, bien sûr) est que le
créateur a donné naissance, dans le cas présent, à du figuratif.
Parce que, bien souvent, non seulement l'aspect extérieur est hideux,
mais encore l'ensemble n'est qu'un amas informe. De la sorte, la nausée
est double... Ce qui n'est pas négligeable...