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Sous
le ciel étoilé, dans la nuit infinie
S'étend
le vaste champ des morts et des mourants
Champ
lugubre d'où monte en longs cris d'agonie
Les
appels éplorés de blessés presqu'enfants
Pour
aller à la mort, par un matin fatal,
Le
plus vil criminel sent son pas soutenu --
Le
dernier des humains trouve un lit d'hôpital
Quand,
de fermer les yeux, le moment est venu.
O
Christ ! Toi qui pour nous mourus au Golgotha,
Tu
pouvais de ta croix, baissant ta face blême
Voir
un groupe d'amis, pleurant non loin de là
Et
penser en partant : "Ici-bas quelqu'un m'aime !"
Braves
devant la mort, sans avoir pour soutien
D'être
les purs flambeaux d'une mission divine
Ils
buvaient un calice amer comme le tien
Quand
le poids de la mort écrasait leur poitrine ?
( à
suivre dans les recueils imprimés )
1918
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