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Femme,
Vous recevez ainsi qu'une déesse
L'hommage
que vous rend un cœur épris de vous.
Vous
n'accueillez l'amour que s'il est à genoux
Car
votre front altier brille encor de jeunesse --
Craignez
que cet orgueil de belle et folle reine
Éloigne
à tout jamais, sans espoir de retour,
Celui
qui si longtemps supporta votre chaîne
Mais
n'acceptera pas de mendier votre amour !
Des
flatteurs vous ont dit combien vous êtes belle
Et
qu'il vous suffirait d'un peu de volonté
Pour
faire devant vous plier l'homme rebelle
Qui
malgré son amour osa vous résister !
Si
l'amour a pu rendre un honnête homme infâme
Si
plus d'un a tué pour l'amour d'une femme
Il
existe des cœurs, qui même pour un jour,
Ne
peuvent s'abaisser à mendier l'amour !
Vous
n'avez que dédain pour celui qui vous aime
Devant
son amour pur votre cœur s'est fermé
Quand
la souffrance, un jour, a rendu son front blême
Sur
votre lèvre rouge un sourire a germé.
L'amoureux
est parti, blessé, vous laissant seule...
( à
suivre dans les recueils imprimés )
1931
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