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L'enfant
vivait joyeux et son rire argentin
S'égrenait
tout le long du sentier de la vie
Il
ignorait le mal, la douleur et l'envie
Son
regard rayonnait de bonheur enfantin --
Mais
ses parents, un jour, sans souci de ses pleurs,
De
ses cris déchirants, la haine dans le cœur,
Brisèrent
leur foyer. Depuis, dans la nuit grise
Monte
le long sanglot d'un cœur pur qui se brise.
O
vous qui souriez sous votre voile blanc
De
jeune épouse heureuse et qu'on fête à la ronde
Abaissez
vos regards sur cet adolescent
Qui
se cache là-bas en une ombre profonde
Il
pleure doucement son beau rêve fini...
C'était
vous qu'il aimait : un jour il vous l'a dit,
Pourtant
d'un pas léger, en sortant de l'église,
Vous
écrasez ce cœur qui sanglote et se brise.
Adorable
maîtresse aux longs regards troublants
L'homme
à vous se donna, croyant à vos serments.
( à
suivre dans les recueils imprimés )
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