| Combien
de corps nacrés, de voluptueux cratères
Dont
je ne connaîtrai jamais le doux mystère,
Combien
de plaisirs fous, de hurlements sauvages
Qui
dorment à jamais sur de lointains rivages.
Elles
sont multitude, ces fières beautés
Incrustées
sur l'écran des souvenirs voilés,
Semant
dans l'univers leurs capiteux parfums,
Arrosant
mes désirs d'érotiques embruns.
Éternelle
souffrance de l'inassouvi
L'âme
rue et se tord dans son temple asservi
L'ombre
étend son manteau de remords et d'oubli
Sur
le cœur qui s'accroche à sa mélancolie.
(
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER 02/12/2003
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