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Oh
! Comme il était beau mon rêve de jeunesse !
L'amour
me souriait et je croyais en lui.
Il
versa dans mon cœur une si douce ivresse
Que
la trace profonde y demeure aujourd'hui.
Je
croyais cet amour, ce pauvre amour humain,
Solide
comme un roc au bord d'un vieux chemin ;
Il
dressait vers le ciel une si fière tête
Que
j'attendais sans crainte un grand vent de tempête.
Il
avait un parfum de fleur épanouie --
De
ses douces senteurs il embaumait ma vie
Et
sur le grand jardin des jours ensoleillés
Je
promenais des yeux toujours émerveillés.
Il
est si doux d'aimer quand le cœur se repose
Sur
un cœur amoureux en lequel il a foi --
La
vie est un matin perpétuellement rose
Et
chaque mot d'amour emplit le cœur d'émoi.
( à
suivre dans les recueils imprimés )
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