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Ami,
viens près de moi. Je veux être l'amie
Qui
sait pour un moment faire belle la vie.
Quel
que soit le tourment qui torture ton cœur
Viens
chercher près de moi l'oubli de ton malheur.
Mon
corps est-il moins beau que celui de l'amante
Dont
l'amer souvenir sans cesse te tourmente ?
Son
cœur qui te brisa vaut-il mieux que le mien
Qui
se penche vers toi et t'offre son soutien ?
Ami,
viens dans mes bras, viens chercher sur ma lèvre
La
source de fraîcheur qui calmera ta fièvre ;
Viens
appuyer ton front que rident les soucis
Sur
le ferme oreiller de mes seins arrondis ;
Viens
trouver près de moi l'oubli de tes tristesses.
Mon
corps aura pour toi de si chaudes caresses
Qu'elles
effaceront de ton front soucieux
Le
tourment qui le ride et qui ternit tes yeux.
Je
veux mettre à ma lèvre une si douce empreinte
Que
tu conserveras de notre brève étreinte
Le
désir de revoir ton amante d'un soir...
( à
suivre dans les recueils imprimés )
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