| Au
centre d'un écrin paisible et verdoyant,
L'eau
du petit lac dort, sans rides ni murmures.
Nulle
ombre menaçante ou tumulte effrayant
Ne
trouble en cet instant le chant de la nature.
Étendu
solitaire sur un promontoire,
Je
respire la vie des sapins et des fleurs.
L'eau
de mon esprit dort, sans rides ni mémoire,
Ivre
de volupté, je goûte le bonheur.
Les
aiguilles du temps se figent dans l'espace.
Je
suis le blanc d'hier, le noir du lendemain.
Éclaté
le cocon, brisée la carapace,
Avec
le papillon se lève l'inhumain.
(
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER 26/07/2004
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