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Un jour le
Chevalier partit vers l'infidèle
Tout
cuirassé de fer, sur un blanc palefroi
Tandis
que vous montiez en haut du grand beffroi
Pour
suivre plus longtemps la troupe ardente et belle
Alors
les yeux fixés sur la forêt lointaine
Votre
regard d'enfant se voila sous les pleurs.
Toute
seule au manoir -- si triste en ses splendeurs
Il
ne vous restait plus qu'à filer de la laine !
O
rouets de jadis combien de confidences
Et
combien de sanglots avez-vous entendus ?
Les
yeux levés au ciel, en ses rêves perdus
La
femme du guerrier voyait briller des lances...
Mais
de sa lourde peine et de son noir chagrin
Vous
saviez la distraire, agile sous sa main --
Et
rendre le repos à sa pauvre âme en peine
En
faisant sous ses doigts glisser la blanche laine !
( à
suivre dans les recueils imprimés )
4.05.1918
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