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Il
est là, devant moi, posant sa tache blanche
Sur
la table en désordre où mon rêve s'épanche...
Dans
l'air flotte, légère, une subtile odeur
Qui
pénètre mon être et me va jusqu'au cœur.
C'est
qu'avec son parfum un chant d'amour s'exhale,
Chaque
clochette sonne un joyeux carillon
Comme
si de métal était chaque pétale
Et
mon âme ravie écoute sa chanson.
Muguet
porte-bonheur, fleurette du printemps,
Je
te retrouve encore avec la même ivresse
Qu'au
temps où fleurissait mon ardente jeunesse,
Où
je rêvais d'amour... Comme on rêve à vingt ans !
( à
suivre dans les recueils imprimés )
Mai 1933
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