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Fable
de... toujours.
Un
loup, une brebis s'étaient mis en ménage...
Nous
ne concevons plus un pareil mariage
Qui
se nouait pourtant au temps de l'âge d'or,
Temps où se place mon récit --
Notre
loup subvenait aux besoins du logis =
C'était
bien naturel, il était le plus fort !
Le
ciel l'avait doté d'un heureux caractère,
Et s'il hurlait parfois
Au fond des bois
Ce n'était jamais de colère --
Notre
brebis par contre était une mégère
Qui
sous une apparence amiable et enjouée
Savait
dissimuler le fond de sa pensée
Que notre Loup seul connaissait.
Il
savait que l'orgueil, le désir de briller
Étaient
tout l'idéal de Dame son épouse.
Philosophe
il s'en consolait
Rien qu'à voir le soleil jouer
Sur une arbouse.
(
à
suivre dans les recueils imprimés )
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