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Jadis
tu méprisais, belle et majestueuse,
L’adolescent
minable qui te vénérait.
Ton
château se riait de la chambre lépreuse,
Où
près de moi, transie, mon cœur te dessinait.
Hier
tu balayais, d’un rictus mortifère,
Les
rimes enflammées que mon âme exhalait.
Sabordant
mes espoirs, le souffle de l’enfer,
Carbonisait
ma vie de mendiant esseulé.
Tandis
que tu plongeais, dans l’or de l’illusoire,
Que
ton corps épousait un palais diamantin,
Je
criais ton prénom dans le sépulcre noir,
Où
mes rêves mouraient sous le pic du destin.
(
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER
26/07/2003
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