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Je
hais ce matin blême où ton corps langoureux,
Émerge
lentement de la brume des songes.
Tu
souris à l’aurore et caresse des yeux,
Ce
rival inconnu dont la vision me ronge.
Je
hais les soirs d’été où la main dans la main,
Vous
guettez dans l’azur les étoiles filantes,
En
espérant unir de bienheureux demains,
Et
murmurez tout bas des syllabes aimantes.
Je
hais ces nuits d’hiver au coin d’un feu douillet,
Où
vos corps enlacés visitent l’au-delà,
Quand
la fièvre embrase vos deux cœurs exaltés,
Je
hais ces nuits d’enfer, car je n’existe pas.
(
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER
08/09/2003
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