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Lente,
la nuit descend sur la forêt voisine
Dont
le soleil couchant dore encor les sommets.
Elle
semble cacher par delà la colline
Un
lointain incendie aux immenses reflets.
Du
ciel au bleu pâli tombe une paix sereine
Qui
met sur toute chose un calme bienfaisant
Le
cœur le plus meurtri sent s'effacer sa peine
Quand
la forêt s'endort dans la nuit qui descend.
L'autrefois
douloureux apparaît comme un songe
Dont
le soir de printemps chasse le souvenir --
Il
n'est plus de passé... Qu'importe l'avenir ?...
Lente,
la nuit descend et la forêt s'y plonge.
( à
suivre dans les recueils imprimés )
Par
un soir de printemps, Face
à la forêt d'Hesdin
Juin 1934
Diplôme
d'Honneur, 25 juin 1967. Prix Jules
Sottiaux.
Montigny-le-Tilleul
(Belgique)
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