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Jadis
sur quatre rangs ils étendaient leur ombre
Le long de l'Avenue...
Hier,
un seul restait debout... Le dernier.
Par
ce matin d'été, je le voyais
Tout
baigné de soleil, heureux de vivre,
Autant
que le peut être un arbre centenaire.
Avec
un bruit d'enfer, deux monstres sont venus.
L'un
portait un grand bras, armé de griffes,
Un
bras articulé, tournoyant, menaçant.
Il
s'approche de l'arbre et tâte sa victime,
Puis
creuse, broyant comme fétus
Une
grosse racine, une autre, une autre encor,
Et
le fossé profond entoure le vieux tronc.
Le
vieil arbre est toujours debout dans le soleil.
( à
suivre dans les recueils imprimés )
Avril
1964
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