Seul
dans l'Immensité, le Seigneur médita... A
ma droite, du vide, à gauche, du néant ! Dans
ce vaste univers, il manque un élément. Je
vais créer l'Ennui, cela me distraira... Il
en fut donc ainsi, et des ères passèrent, Si
ce terme convient à l'Immobilité, Qui
remplaçait le Temps, à l'état pré-larvaire, Aussi
bien que l'Espace, encore immesuré ! Dieu,
donc, en eut assez de tout seul s'ennuyer. Je
vais me diviser, et de cette scission, Moi-même
et ma Moitié verrons ce qu'il en est... De
mon Être il ne peut jaillir que du Tout Bon !
Jusqu’alors
Je régnais dans le noir abyssal.
Cela
convenait bien à Mon repos tranquille.
Si
J’œuvre maintenant, il devient capital,
De
voir les résultats de Mon Travail fébrile !
Que
la Lumière soit, c’est Mon tout premier vœu !
Le
résultat M’agrée, mais concomitamment,
J’invente
le Regret, car après tout, morbleu,
Il
eût été plus fin d’y penser bien avant !
La
saine réflexion, la simple observation,
M’amènent
à juger cet éclat fatigant.
L’habitude
viendra, mais dans l’instant présent,
Il Me faut reposer par instants Ma
vision. (
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER
10/08/2003
(
Grand Prix de Poésie, section "Classique", Concours Editions
Terriciaë Hiver 2007 )
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