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Je
fus un de ceux-là que la Mort implacable
Accompagnait
partout à chacun de leurs pas --
Elle
planait sur nous, farouche, inexorable...
Et
nos corps se traînaient ensanglantés et las.
Bien
des cœurs se serraient dans le troupeau fangeux
Quand
jaillissait du ciel son hurlement affreux --
Quelques
cris étouffés... tout près un nouveau crime
Avait
fait parmi nous de nouvelles victimes --
Des
jours, des mois, des ans dura notre martyre
La
douleur et la mort étaient nos seuls amis --
Ainsi
que des parias, ainsi que des maudits,
Nous
sortions d'un enfer pour entrer dans un pire !
Et
je fus de ceux-là que soutient l'espérance
De
ceux qui sous le faix semblaient plier toujours
Mais
qui gardaient au cœur pour vaincre leur souffrance
Le
souvenir charmant de leurs belles amours !
( à
suivre dans les recueils imprimés )
1930
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