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Tu
voudrais, je sais, crier tes souffrances
A tous les
échos. Je sais que tu penses
Adoucir
ainsi l'amère douleur
De ton mal
secret, garde la pudeur
Fais taire ton cœur !
C'est être
plus grand que savoir souffrir
Sans le
laisser voir, même d'en mourir,
Sans que la
souffrance ait fait naître un pleur
Si meurtri
qu'il soit d'angoisse ou d'horreur
Fais taire ton cœur !
Et si
l'avenir qui s'ouvre à tes yeux
Te montre
un sentier, abrupt, épineux,
Ne te
laisse pas aller à la peur
Redresse
ton front de hardi lutteur
Fais taire ton cœur !
( à
suivre dans les recueils imprimés )
Mars 1932
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