Extrait du scénario Un Mausolée de sable, Bernard Sellier

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Un Mausolée de sable

Scénario  original  pour  Long  Métrage  ( Continuité dialoguée )


Bernard  SELLIER


Vous trouverez ci-dessous, un  extrait de la continuité dialoguée.  

Si un producteur bienveillant, un réalisateur inspiré, ou un acteur passionné, recevaient tout à coup l'intuition que ce scénario peut donner naissance au chef-d'oeuvre de la décennie, qu'ils m'envoient d'urgence un e-mail. Je leur ferai parvenir l'intégralité du texte !

Résumé :

MAXIME est séparé de FLORENCE depuis quatre ans. Alors que leur vie semblait sans ombres, elle a brusquement provoqué la rupture et MAXIME s'en est difficilement remis. Cette nuit, elle lui a donné rendez-vous dans un lieu solitaire, près du phare d'Antibes. Son souhait est simple : expliquer à MAXIME la raison de son acte. Il est indispensable qu'elle se libère de son secret, qu'elle demande le pardon, avant de partir définitivement, le matin suivant, rejoindre RENAUD, un de leurs amis communs. Ils vont revivre les moments clés de leur existence et MAXIME découvrira que le ciel qu'il croyait pur, recelait, en réalité, de sombres nébuleuses... 

Scénario ( Continuité dialoguée )

 

 

SEQUENCE 1

1.1 : CAP D’ANTIBES . LE PHARE

EXTERIEUR – JOUR :  dimanche 27 juillet 2003

 

 

( INSERT )

 

CAP  D’ANTIBES  .  JUILLET  2003

 

GENERIQUE REDUIT : une demi-douzaine de planches. Grand soleil. PG en plongée sur le  Cap d’Antibes puis panoramique, toujours en plongée, sur le tour du Cap pendant que le générique s’affiche. On voit de nombreux touristes sur les plages et sur les rochers. Peu à peu la lumière diminue jusqu’à atteindre une nuit de pleine lune. La musique, joyeuse, s’efface pour laisser  place à la musique suivante, mélancolique.

 

FIN DU GENERIQUE

 

 

1.2 : CAP D’ANTIBES . LE PHARE

EXTERIEUR – NUIT :  lundi 28 juillet 2003

 

PG sur le phare qui tourne et envoie ses faisceaux sur 360°. La caméra suit le chemin qui monte vers le phare à l’allure d’un piéton.

 

La caméra parvient sur l’esplanade qui entoure le phare et avance vers une silhouette assise sur un banc. PR fixe sur la forme immobile, qui se révèle être une femme (FLORENCE). Elle ne bouge pas et fixe les lumières du Cap d’Antibes. La caméra opère une rotation de 180° et découvre, derrière la femme, un homme, (MAXIME), qui avance la main vers elle. Il semble hésiter à la toucher.

 

 

1.3 : CAP D’ANTIBES . LE PHARE

EXTERIEUR – NUIT : lundi 28 juillet 2003

 

 

MAXIME, d’une voix douce

 

Bonsoir, Florence…

 

Elle se retourne sans manifester de surprise. La lune éclaire son sourire tranquille.

 

FLORENCE

 

Bonsoir Maxime . Je suis heureuse que tu sois venu.

 

Maxime se penche vers elle par dessus le banc, et pose un baiser furtif sur ses lèvres.

 

FLORENCE

 

Viens t’asseoir près de moi. La nuit est si douce. Profitons de ce moment. Les instants de paix sont si rares…

 

Maxime contourne le banc et s’assied à son côté. Ils regardent ensemble la vue féerique (PG). Puis PM de face sur les deux personnages. Ils ont une cinquantaine d’années. On devine chez Maxime une robuste santé, mais une grande tristesse. Florence semble plus fragile, fatiguée. La main de Maxime se pose doucement sur celle de Florence.

 

MAXIME (d’une voix tremblante)

 

Tu me manques tellement, Florence, tellement !

 

FLORENCE

 

Je sais. Le destin en a décidé ainsi. Ou plutôt, nous l’avons façonné de cette manière ! Les enfants vont bien ?

 

MAXIME

 

Matteo est arrivé avant-hier. C’est un grand et beau garçon. Les six mois qu’il a passés en Nouvelle Calédonie l’ont transformé. Il est sûr de lui, prêt à dévorer le monde…

 

FLORENCE (mélancolique)

 

Il n’avait pourtant pas grand appétit, tu te rappelles ?

 

 MAXIME (sourit)

 

Oui ! Le nombre de nuits blanches qu’on a passées à lui faire ingurgiter un biberon qu’il recrachait sur la moquette… Quelle aventure ! Tout le contraire de Rachel…

 

FLORENCE

 

Parle-moi d’elle…

 

 

1.4 : AEROPORT DE NICE

EXTERIEUR – JOUR :  vendredi 25 juillet 2003

 

Maxime sort de l’aéroport avec Rachel, une grande et belle jeune femme, enceinte d’environ six mois. Il porte sa valise et la tient affectueusement par les épaules. Ils marchent dans le parking planté d’eucalyptus.

 

( MAXIME VOIX OFF )

 

Je suis allé la chercher à l’aéroport vendredi matin. La grossesse lui va bien. Elle semble épanouie.

 

( FLORENCE VOIX OFF )

 

La France ne lui manque pas ?

 

( MAXIME VOIX OFF )

 

Elle a toujours été folle des Etats-Unis, tu le sais. Elle rêvait d’habiter le Colorado, le Névada… Elle n’a pas encore obtenu exactement ce qu’elle imaginait. Les canyons sont rares à Saint-Louis, mais elle paraît s’en satisfaire. Et puis son mari l’emmène souvent en voyage… C’est un homme bien…

 

Un instant de silence.

 

 

1.5 : CAP D’ANTIBES . LE PHARE

EXTERIEUR – NUIT :  lundi 28 juillet 2003

 

MAXIME (mélancolique)

 

Ils souffrent infiniment de ton absence. Même s’ils essaient de ne pas le montrer… Ils rêvent de te parler, de comprendre…

 

FLORENCE (d’une voix triste, résignée)

 

Je le voudrais tant, mais c’est impossible. Je vais partir, Maxime. Avant l’aube.

 

MAXIME (un sanglot dans la voix)

 

Non ! Je t’en prie. Pas encore ! Ils ont besoin de toi. J’ai besoin de toi…

 

FLORENCE (d’une voix monocorde,  presque indifférente)

 

C’est trop tard. Nous avons eu de bons moments. Jamais leur souvenir ne s’effacera. Je les emporte avec moi. Pour toujours.

 

MAXIME

 

Créons-en de nouveaux ! Encore plus magnifiques !

  

FLORENCE

 

Je te l’ai dit. Ce n’est pas moi qui commande, c’est la vie. Elle m’entraîne au loin, là où tu ne peux pas me suivre. Je vais rejoindre Renaud… Je l’ai toujours aimé, tu sais. Malgré son humour potache et ses plaisanteries d’un goût douteux. Ou plutôt à cause de la mélancolie, de la profonde détresse qui se dissimulait derrière elles…

 

Maxime enfouit la tête dans ses mains. Florence pose les doigts sur son épaule.

 

FLORENCE

 

Ne sois pas triste. Les enfants accepteront. Même s’ils pleurent quelquefois sur le temps révolu. Montre-toi aussi fort qu’eux. Laisse-moi emporter le souvenir du Maxime que j’ai connu, aimé… Celui qui me chantait la « Complainte des Rois de la Grèce »…

 

MAXIME (dans un murmure)

 

C’est si loin tout ça ! Il n’existe plus, Florence, il ne peut plus exister si tu n’es pas là !… Renaud ! Quelle tristesse…

à suivre...     

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