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Mon
cœur a tant souffert et
pendant tant d'années
Que je le croyais mort aux
appels de l'amour --
Mais pour le réveiller il a
suffi qu'un jour
Tes deux mains dans mes mains
se soient abandonnées.
Je souris à l'amour sans
croire à sa durée,
Je m'enivre au parfum qu'il
répand sur mes pas
C'est le dernier rayon d'une
belle journée
Qui va finir bientôt et ne
reviendra pas.
Hélas ! Il est trop tard pour
que mon cœur espère
Un bonheur qu'il chercha sans
jamais le trouver
Il est passé le temps où la
douce chimère
Avec ses rêves d'or aurait pu
me bercer.
( à
suivre dans les recueils imprimés )
Février 1933
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