Quelle est notre place,
peut-être notre mission, au sein de cet univers qui nous fascine et nous
écrase de son mystère ?
Chacun se pose un jour cette question, au moins
une fois dans son existence, ne serait-ce que le temps d'un éclair, et ce sont
des milliards de réponses différentes qui naissent à cet instant.
Aujourd'hui, à l'heure où j'écris ces
lignes, seules deux hypothèses me paraissent envisageables.
Ou bien l'univers et nous-mêmes sont les créations d'une entité, d'une
source, dont la connaissance nous dépasse totalement ( on peut la nommer
"Dieu", "le Cosmique", "Brahma", "Jeovah",
cela ne résout aucunement le problème...), et, dans cette éventualité, notre
(ré)intégration nécessite des milliers de réincarnations pour que nous nous
harmonisions peu à peu avec cette essence sublime.
Dans cette hypothèse, les ouvrages des êtres
spirituels comme Rudolf Steiner, Alice Bailey (transmission des enseignements du
"Maître Tibétain" Dwal Khoul), prennent toute leur valeur et
fournissent de multiples explications sur les stades de l'Initiation
individuelle et sur la création de l'univers.
Ou bien la création de cet Univers est notre
oeuvre propre, l'expansion manifestée de l'imagination créatrice que nous
avons projetée jadis, lorsque nous étions pure essence divine. Pour vivre,
sentir les émotions propres à l'incarnation dans le monde matériel, nous nous
y sommes immergés et nous en sommes restés prisonniers ! Oubliant notre
origine purement spirituelle. A l'image de ce personnage de film qui intègre le
monde virtuel de son ordinateur et en reste la proie. Cela n'est d'ailleurs
nullement incompatible avec "l'existence" d'une Source divine
originelle. En revanche, cela ouvre des données totalement nouvelles sur notre
évolution intérieure !
Dans cette hypothèse, les "lois"
supposées de l'univers, de Dieu, l'immensité de temps nécessaire à approcher
la compréhension et l'intégration de l'Absolu, tout cela disparaît. Puisque
nous sommes les maîtres d'oeuvre de tout ce qui nous entoure et que subsiste
forcément, au coeur de notre être manifesté, la matrice de notre divinité,
une fraction de seconde suffit pour redécouvrir ce joyau et dissiper les
mirages qui l'ont habillé depuis des millénaires.
C'est alors que certains enseignements,
particulièrement celui de Ramtha, ouvrent un horizon insoupçonné et
merveilleux.
De fait, nous venons encore et encore sur cette
terre (ou d'autres ?) pour expérimenter la vie sous toutes ses formes, et cela
sans fin apparente. Mais qui nous y contraint ? Une "loi" du karma ?
Peut-être ! Une "volonté divine" ? Qui sait, ce n'est pas
impossible. Mais cette "loi", cette "volonté", ne
seraient-elles pas issues de nous-mêmes ? Est-ce un Grand Etre spirituel,
extérieur à nous, qui impose ce cheminement, ou bien tout simplement
l'action combinée de nos désirs et de nos culpabilités ?
Et, dans ce cas, effectivement, un éclair de
temps et de lumière, une "illumination", suffisent à nous
reconnecter avec notre esprit, ce que les Théosophes appellent la
"Monade". Et, si nous le voulons, à mettre fin à l'expérience
physique que nous avons initiée il y a bien longtemps, pour nous consacrer à
d'autres missions...