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Le
jour où la grand’ faux
J’ai
besoin de donner
De
me donner et recevoir
J’ai
besoin d’être aimée
D’aimer
et de toujours y croire
J’ai
besoin de nature
De
vent d’écume et de forêts
J’ai
besoin d’ouverture
D’immenses
océans de sommets
J’ai
besoin de goûter
A
la diversité
Des
cuisines des langues
Des
danses des musiques
Qui
valsent, qui tournent, qui tanguent
Sensuelles,
puissantes, mystiques
J’ai
besoin de goûter
A
la diversité
Des
pensées des sourires
Des
projets des désirs
Qui
grandissent et mûrissent
Au
gré de maints courants
Et
qui changent souvent
Et
qui nous étourdissent
J’ai
besoin de plonger
Dans
un grand tourbillon
De
couleurs mélangées
Formant
un grand bouillon
De
cultur’s ancestrales
Utérus
primordial
Qui
palpite et qui bat
Au
rythme de nos pas
J’ai
just’ besoin de vivre
De
vivre à en être ivre
De
vivre à en mourir
A
en mourir de rire
Le
jour où la grand’ faux
Fauchera
mon épi
Je
rirai tant qu’il faut
D’être
si plein’ de vie
Et
je lui offrirai
Mon
épi défraîchi
Comme
l’arbre à la terre
Offre
son doux tapis
Pour
qu’elle se régénère
Et
fasse des petits
Quand
au printemps nouveau
Fleurissent
tous les nids
Et
que tous les ruisseaux
Murmurent
leur envie
De
rejoindre la mer
En
parcourant la terre
Et
en y déposant
Mille
parfums riants
J’ai
just’ besoin de vivre
Hélène
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