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Je
t'ai longtemps cherchée dans les brumes lointaines,
Au
bout de l'horizon où meurt notre espérance.
Mes
pas se sont perdus sur la rive incertaine,
Où
s'échouent les radeaux de nos rêves d'enfance.
J'ai
lancé dans le vent maints douloureux appels,
Qui
pavoisaient ton nom de bonheurs dérisoires.
J'écoutais
le silence intense et solennel,
Cherchant
dans ses portées notre octave-mémoire.
J'ai
gravi, fatigué, des montagnes de peine,
Visité
le tréfonds des replis de mon âme,
Dormi
dans le tombeau de la noirceur humaine,
Et
pleuré bien souvent d'avoir éteint ma flamme.
(
à suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
SELLIER 01/08/2003
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