|
Marr' des
flicards, marr' de la vie,
Pourquoi m’est
v’ nue l’idée malade
De
sniffer cett’ merde
à deux balles,
Qui
m’a foutu la tronch’ en
rade,
Dans
un ram-dam de coups d’
cymbales ?
J’ai
vu des tas d’ mecs rigolos,
Avec
des gueul’s de zombies trash,
Des
nanas qu’étaient p’têtr’
travelos…
C’était
bien plus fort que le
hasch !
Mais
quand j’ai r’ pris la gross’
bécane,
Chourée
hier soir sur le boul’vard,
Y’avait
du flou autour d’ mon
crâne,
Et
je m’ baladais dans l’ coltard…
Je
m’ souviens tout d’ mêm’ que la
route,
Paraissait
plus larg’ que la
veille.
C’est
c’ qui m’ semblait, mais j’ai
eu l’ doute,
En
recevant le coup de
soleil !
Un
sacré rayon d’ luminaire,
Qui
m’a foutu les yeux en ruine,
Et
puis ce bordel du tonnerre,
Quand je m’ suis payé la
vitrine !
Après,
c’est le calme peinard,
J’ai
rien d’ cassé, c’est vraiment
cool !
Sans
êtr’ cocu, j’ suis un veinard.
J’
me tire avant qu’ les flics
déboulent !
C’
tunnel de merde s’est barré.
Quel
pied de retrouver l’ grand
air !
Nom
de Dieu, j’ me sens tout léger,
Comm’
jadis, en sniffant
l’éther !
Y’a
les curieux qui s’agglutinent,
Il
est temps que j’ me cass’ vit’
fait !
Dommage,
elle me branch’ la gamine,
Qui
me looke avec intérêt ! | XXXXXXXXXXXXX Mais…
C’est quoi ce nouveau
délire ?
Comme
une ombre, elle m’a
traversé !
Pourquoi
tout l’ monde me laiss’
partir,
Sans
m’ demander si j’ suis
blessé ?
Qu’est-ce
qui les attir’ comm’ des
mouches,
Vers
ce local désintégré ?
Y’a
quand mêm’ quelque chos’ de
louche,
Que
j’ai pas encor’ bien
capté !
Ils
sont tous penchés vers la
terre,
Vers
un tas noir et dégueulasse,
Dont
la vision me désespère :
Ce
qui reste de ma carcasse !
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
J’
voudrais pleurer et j’ai plus
rien,
Qui
serve à fair’ couler mes
larmes !
J’voudrais
crier qu’ la terr’ c’est
bien,
Que
j’ laiss’ tomber la haine, les
armes !
J’
voudrais changer tout c’ que
j’étais.
Papa,
maman, j’ vous d’mande
pardon.
Jamais
je l’ai vraiment pensé,
Quand
j’ répétais : vous êtes
des cons !
Toi
qui as décidé tout ça,
J’
te jur’ que j’ai maint’nant
compris !
Y’aura
plus jamais d’ guérilla,
D’invectives
et d’hystérie !
S’il
te plaît, donne-moi ma chance.
Je
veux repartir à zéro !
Plus
de folies, de délinquance,
De
soûleries dans les bistrots.
J’ai
peur de m’ retrouver tout seul
Dans
le mond’ que je m’ suis
créé !
De
m’étouffer dans le linceul,
De
ma violence forcenée.
Si
t'es d'accord pour que j' revienne,
Auprès
de ceux qui m’aimaient tant,
Je
n’ souffrirai plus d’ la
gangrène,
Qui
dévorait mon cœur d’enfant.
Je
dormirai dans ta lumière,
Jamais
plus je me mentirai.
C’est
à forc’ de conn’ries qu’on
perd,
Le
chemin du beau et du vrai.
Si
tu m’accordes le retour,
Je
te promets de tout mon cœur,
Que
j’accepterai leur amour,
Et
la grâce de ton bonheur…
|