La vie terrestre telle que nous la connaissons est-elle une forme de
drogue d'une Vie transcendante ?
Cette question peut sembler pour le moins étrange. C'est tout au moins
ainsi qu'elle m'est apparue lorsqu'elle a surgi dans mon esprit. Mais il
est tout à fait possible qu'elle paraisse banale, ou même usée, à
d'autres. Peut-être a-t-elle été traitée maintes fois ! Nous ne
faisons, après tout, que (re)découvrir ce qui est à l'état latent dans
l'univers...
Son développement suppose la mise en place de prémisses personnelles et
donc tout à fait subjectives ! J'exposerai aussi brièvement que
possible le cheminement qui m'a amené à cette question et les choix
d'interprétation qui ont accompagné son étude.
Il est tout d'abord nécessaire de prendre en considération la conception
de la vie qui paraît vraisemblable à notre perception limitée.
Conception
générale de la Vie.
Grossièrement, deux grandes hypothèses coexistent :
celle d'une existence unique,
créée par un Etre ou une puissance supérieure.
Il y a, dans ce cas, un commencement, (surgi d'on ne sait où), un parcours
de "vie" qui peut aller de quelques secondes à 120 ans environ,
et une fin dont nous ignorons tout. Dans cette hypothèse, l'évolution
échappe complètement au pouvoir conscient de l'individu, puisque son
existence est soumise à une durée aléatoire et qu'il peut voir arriver
sa fin quelques instants après son commencement ! Il est alors
indispensable d'espérer une "résurrection" finale où le
pourquoi du comment nous sera peut-être révélé.
Des millions de personnes adhèrent à cette vision tout à fait
respectable, mais je dois avouer que cette conception, pour le moins
simpliste et déresponsabilisante de la vie humaine ne présente pas, pour
moi, d'intérêt majeur.
celle d'existences multiples,
successives dans ce qui nous paraît être un temps s'écoulant de façon
linéaire du passé vers le futur.
La théorie de la réincarnation (ou des incarnations multiples) est
mentionnée dans beaucoup d'écrits sacrés depuis des millénaires.
Incidemment, et sans que cela constitue bien sûr une preuve quelconque de
la vérité de cette conception, il est tout de même intéressant de
constater que la notion de réincarnation est pratiquement la seule
(contrairement à beaucoup d'autres : terre plate, astres accrochés au
firmament..., qui n'ont pas résisté longtemps à l'évolution des
découvertes scientifiques) qui, non seulement n'a jamais été infirmée,
mais encore semble, de jour en jour, recevoir des confirmations. A ce sujet,
il peut être intéressant de lire l'ouvrage-enquête de Ian Stevenson,
ainsi que les diverses hypothèses physiques modernes (univers plissés,
univers holographique de Régis Dutheil ou Karl Pribram), qui tendent à
fournir un support scientifique à cette théorie des incarnations
multiples.
Ces "confirmations" ou tentatives d'explication ne constituent
naturellement pas des "preuves" au sens scientifique du terme.
Qu'est-ce d'ailleurs qu'une "preuve scientifique" ? Jusqu'à une
période assez récente, il s'agissait d'une notion assez facile à
définir. La notion de reproductibilité de l'expérience était capitale.
Or, depuis le développement de la physique quantique, il est admis et
vérifié que les conditions d'observation de certains phénomènes,
l'observateur lui-même, interfèrent avec l'"objet" de
l'étude. Ainsi, suivant les "transformations de Fourier",
différentes manifestations sont possibles pour un "corpuscule"
observé : soit sous forme d'onde, soit sous forme de particule réelle.
Nous sommes passés, en quelques décennies seulement, de la certitude
rassurante d'un univers simple, fait d'atomes et de molécules, à un
monde d'électrons, puis de "quarks", puis de corpuscules
mutants qui peuvent se manifester aussi bien sous forme de particules que
sous formes d'ondes...
Observons, de manière très simplifiée comment nous-mêmes percevons la
"réalité" qui nous environne...
Comment
nous percevons l'univers.
Nous l'appréhendons par nos 5 sens. Chacun d'eux est réceptif à une
frange de longueurs d'onde :
toucher : frange "a"
vue : frange "b"
ouïe : frange "c"
goût : frange "d"
odorat : frange "e"
Notre cortex, par une lecture complexe des vibrations de ces cinq franges,
nous livre la perception du monde que nous connaissons.
Mais supposons une seconde qu'une mutation a lieu. Gardons, pour plus de
simplicité ces 5 sens, mais réceptifs à d'autres "franges" de
vibrations :
toucher : frange "j"
vue : frange "k"
ouïe : frange "l"
goût : frange "m"
odorat : frange "n"
Que se passerait-il ? L'univers, tel que
nous le connaissons aujourd'hui, disparaîtrait totalement de nos
perceptions et
deviendrait quelque chose d'autre dont nous ne pouvons avoir aucune idée.
Examinons d'une manière un peu plus détaillée, les différentes
conceptions de la réincarnation.
Les
différentes conceptions de la réincarnation.
Deux grandes théories existent,
auxquelles il convient d'en rajouter une troisième, à la lumière des
nouvelles interprétations de l'univers.
la métempsychose :
Elle suppose la possibilité pour la conscience (ou âme) humaine
d'habiter successivement différents corps au cours du temps. Elle peut
revenir aussi bien dans un véhicule animal que dans un corps humain,
suivant la qualité bonne ou mauvaise des actions effectuées au cours
d'une vie. (Loi du karma : action et réaction).
la réincarnation
"évolutive" :
Elle suppose que la conscience ne peut "régresser". Une âme
incarnée, individualisée" dans un corps humain ne peut en aucun cas
se réincarner dans un règne "inférieur" pour lequel n'existe
qu'une âme-groupe. Cette notion nous paraît meilleure, en tant
qu'Occidentaux, parce que plus valorisante pour notre condition d'êtres
"supérieurs", et aussi parce qu'elle correspond mieux à notre
conception de l'évolutivité.
les incarnations multiples :
A la lumière des théories modernes de certains
physiciens et neurobiologistes, une nouvelle conception peut être
envisagée.
Un mystique hindou, Swâmi Vivekananda explique, au début de l'un de ses livres,
(Jnâna Yoga) que l'univers
n'est pas vraiment une "illusion" ("Maya"), dans la mesure où il a pour
nous une existence indéniable, mais une "délusion",
c'est-à-dire une manifestation qui existe, mais dont l'interprétation
que nous donnons est inexacte.
Cela semble tout à fait en accord avec la théorie
"holographique" de l'univers, prônée par certains scientifiques
modernes. Elle est, pour le moment, une hypothèse et diverses
expérimentations physiques sont menées pour tenter d'apporter des
confirmations "scientifiques". Trois livres particulièrement passionnants peuvent être
consultés sur ce sujet :
"L'univers
est un hologramme" de Michael Talbot (Pocket)
"L'homme
superlumineux" de Régis & Brigitte Dutheil (Sand)
"La
médecine superlumineuse" de Régis & Brigitte Dutheil (Sand)
Pour résumer très simplement cette théorie, on peut dire que 3 univers
coexisteraient :
... le "nôtre" que nous découvrons chaque jour, dans
lequel toutes les vitesses sont inférieures à celle de la lumière. La
destinée humaine y est régie suivant le principe de l'écoulement du
temps et la causalité (un effet suit une cause).
... un univers "super-lumineux" dans lequel toutes les
vitesses seraient supérieures à celle de la lumière. Ses
caractéristiques principales seraient alors : information pure et
instantanéité. Les notions de passé, présent, futur, n'auraient plus aucune
signification.
... un univers lumineux correspondant à celui des photons, qui
constituerait une sorte d'interface entre les deux précédents.
Les "événements-vie" ou expériences de notre monde terrestre
seraient en fait des extériorisations holographiques de points situés
dans l'univers super-lumineux où ils coexisteraient tous simultanément.
Comme le dit Régis Dutheil, "Finalement, une partie de ces
informations ( celles qui constituent l'univers super-lumineux ) serait
projetée en quelque sorte dans l'univers sous-lumineux sous forme de
séquences causales perçues comme les éléments d'une vie. C'est là,
précisément, que réside le rôle de filtre du cortex, qui laisserait
passer seulement les informations nécessaires à la perception du
présent et d'un temps qui s'écoule".
Les trois livres indiqués ci-dessus ont le grand mérite de montrer que
si cette théorie d'un univers holographique se voyait vérifiée par les
expérimentations physiques, d'innombrables domaines, à ce jour
mystérieux, aussi différents que : l'auriculothérapie, l'acupuncture,
les synchronicités de Jung, les personnalités multiples, l'action des placebos,
les guérisons miraculeuses, etc..., recevraient une explication logique.
Les
questions que pose la réincarnation.
Nous
avons posé, jusqu'à présent, comme base de travail et de réflexion,
les idées suivantes :
1... L'âme (ou conscience) humaine est immortelle.
2... Elle s'incarne à diverses reprises au moyen de véhicules
différents dans un but qui nous semble être celui de l'évolution.
A ce moment, plusieurs questions importantes se posent (en vrac !)
:
... Quel est le but que nous avons à atteindre ?
... Y a-t-il même un but ?
... Quelle est la cause de ce processus ?
... Et surtout, où intervient notre volonté (si elle intervient !) au
cours de ce processus ?
Dans le Bouddhisme, le but des vies successives est d'atteindre une
sagesse permettant de mettre un terme à la roue des réincarnations.
L'être humain a donc, dans ce cas, le pouvoir d'oeuvrer personnellement afin de rejoindre
l'état supérieur de Boddhisattva.
A partir du moment où l'on croit à cette suite de réincarnations, et
sans même adhérer au Bouddhisme, il est tout à fait logique de penser
que l'évolution vers un état de conscience supérieur,
("divin") est le but. La "manière d'y arriver" est en
revanche variable.
Prenons deux exemples très simplifiés.
1... Dans les conceptions théosophiques (Alice Bailey, par exemple,
qui a transcrit durant trente ans les messages inspirés par le Maître Dwal
Khoul, "le Tibétain"), anthroposophiques (Rudolf Steiner), rosicruciennes, ce retour à une conscience
divine se fera au cours d'un grand nombre d'incarnations et d'initiations
successives. Autrement dit, marche après marche. Il ne semble pas y avoir de possibilité de
"raccourci" !
2... Dans les textes transmis par Ramtha, en revanche, il est
expliqué que l'être humain est un Dieu qui s'est abîmé et perdu dans
son propre "jeu de création", se retrouvant prisonnier
amnésique de son expérimentation. Mais, pour lui, un éclair suffirait
à lui faire retrouver son état divin antérieur. Un extrait de ses
"enseignements choisis" est parfaitement clair sur ce point
:
"Parlez et agissez comme si vous aviez atteint votre idéal maintenant,
à cet instant. Aussi, l'instant suivant, lors d'un merveilleux
"maintenant" dans votre avenir, vos désirs seront réalité. Si
vous dites : "pardonnez-moi", vous aurez toujours besoin d'être
pardonné ; si vous dites : "je suis un pécheur", vous le serez
toujours..."
Dans ces deux théories, un point commun capital subsiste (tout comme dans
les religions, d'ailleurs) : l'être humain procède d'une origine divine
parfaite.
Alors une question se pose : Comment notre âme, dotée des qualités du
divin, c'est-à-dire : éternité, omnipotence, omniscience, amour
inconditionnel..., peut-elle se complaire dans une suite interminable de
vies physiques dont les 3 caractéristiques principales sont :
... la limitation
... l'ignorance
... la prédation
Pourquoi l'être humain est-il aussi "accro" à ces vies
terrestres qu'il juge pourtant souvent horribles, et qui le sont, de fait,
si l'on s'en tient à une lecture basique ?
Il est bien sûr possible d'adopter la réponse de certaines religions :
"tout cela est un mystère insondable qui nous sera expliqué un jour
!"...
C'est une réponse radicale mais, à mon sens, fort peu satisfaisante.
Il est possible de voir trois grandes causes
à cet enfermement dans la "roue des incarnations" :
... L'oubli de notre nature originelle. C'est bien sûr la
principale. Si nous avions, ne serait-ce qu'une fraction de seconde,
la perception de l'état divin, la situation d'habitant de la terre ne
nous attirerait plus le moins du monde ! C'est en fait parce que nous connaissons
(ou croyons connaître) seulement le domaine physique, que nous y revenons
sans cesse. Il est un miroir aux alouettes qui nous attire
immanquablement.
... Le désir. Il est à double face. Tourné vers "le
bas", il nous enchaîne à l'attraction de tout ce qui nous paraît
alléchant dans le monde physique. Tourné vers "le haut",
puissant et transcendant, il peut nous entraîner à vouloir rejoindre la
source originelle.
... La culpabilité.
Elle est à simple face. Une création
personnelle de notre ignorance qui nous enchaîne perpétuellement à nos
"erreurs" et à leur moule terrestre.
Comment
fonctionnent nos aspirations et l'après-vie ?
On dit fréquemment : "qui se ressemble s'assemble". Ce qui
peut sembler une idée simpliste ou une banalité, résulte en fait de
l'observation d'une loi fondamentale. Celle qui fait que nous sommes
attirés par ce qui nous est vibratoirement proche. Deux exemples
suffisent :
1... Mettez en présence une vingtaine de personnes comprenant des
sportifs, des philosophes, des musiciens, des financiers, et au bout de
quelques minutes, quatre groupes se seront constitués, bien délimités
et clôturés sur les intérêts individuels.
2... Demandez à une personne passionnée de vêtements de parcourir une
rue et de faire ensuite un compte-rendu de ce qu'elle a vu. Elle parlera
de magasins de mode, peut-être d'un pressing ou d'un hôtel qui reçoit
une clientèle élégante. Demandez-lui si elle a vu le garage du coin ou
le marchand de disques pop. Elle répondra probablement que non, parce que
ses sa conscience est étrangère à la mécanique et à la musique
techno. Elle s'est harmonisée spontanément avec les lieux dont les
vibrations lui correspondent.
Pourquoi cette digression apparente ? Parce qu'il est tout à fait
vraisemblable que ces attirances
inconscientes déterminent notre état d'être lorsque nous mourons et que
nous passons de "l'autre côté".
Il est expliqué en détail dans de nombreux ouvrages (théosophiques
entre autres, mais aussi dans le "Livre des morts" tibétain) ce qui se passe dans
l'après-vie, et, donc, si l'on croit aux
incarnations multiples, à l'aube de notre future incarnation.
Par le fait de cette loi d'attraction, nous serons alors en cohésion avec
ce qui a été notre conception intérieure durant la vie. Nous entrerons
dans un monde vibratoire qui correspond à nos croyances ou à notre idée
de l'au-delà.
Si nous avons été fervents chrétiens, sans doute
entrerons-nous en contact avec un Christ ou tout au moins un Saint. Ou,
plus exactement, notre conscience créera un être qui ressemble à
eux.
Si, par malheur, nous avons rejeté toute idée de Dieu ou de
Cosmique, pensant que la matière est le début et la fin de tout ce qui
est, nous nous retrouverons dans cette vibration, c'est-à-dire dans un
monde de créations artificielles dont le dénominateur commun sera
la matière et ses applications. Dans cette hypothèse, il est évident
que notre plus ardent désir sera de retrouver le plus rapidement
possible un corps afin de renouveler les expériences de la chair.
Un autre point important est à prendre en considération, même s'il ne
s'agit, bien sûr, que d'une hypothèse, étayée par certaines traditions
et par différentes transmissions médiumniques. Il s'agit du fait que
l'âme, au moment de se réincarner, aurait une vision de la vie qui va
être la sienne, et, par conséquent, des épreuves qu'elle va devoir
"affronter" ! Lorsque l'on regarde les drames qui
surviennent au cours de certaines existences, il est pour le moins
légitime de se demander comment ils ont pu être acceptés par le futur
être incarné ! A cette question, deux réponses peuvent être proposées
:
-
Ou bien l'âme sait que ces drames sont indispensables pour atteindre
un état toujours plus lumineux et harmonieux.
-
Ou bien l'âme a expérimenté au cours de son séjour hors
incarnation le fait que ces souffrances terrestres sont aussi
illusoires par rapport à la "vie" dans l'au-delà" que
le sont les souffrances que nous expérimentons dans nos rêves
nocturnes, par rapport à notre vie quotidienne "éveillée.
Un
parallèle entre drogue et vie terrestre...
Reprenons les divers paramètres de ce qui a précédé et tentons d'en
tirer quelques parallèles.
Nous supposons, d'un côté, qu'il existe un monde
"transcendant" (soit divin, pour les religieux, soit
super-lumineux pour certains scientifiques modernes) dont est issu notre
monde matériel, physique. Quelles que soient son origine et sa qualité,
ce monde, situé au-delà de nos perceptions, nous est inconnu. Donc
inaccessible au commun des mortels. Nous nous engloutissons alors dans la
vie physique qui nous est familière.
De l'autre côté, nous avons la vie quotidienne, terrestre, que beaucoup
refusent pour diverses raisons philosophiques ou psycho-pathologiques qui
n'entrent pas dans le cadre de cette réflexion. Comment fuir ce monde ?
En se créant, par la drogue, un univers artificiel .
Si on analyse un peu plus en détail les caractéristiques de ces deux
voies, il est possible d'observer un assez grand nombre de similitudes.
la
dépendance :
C'est sans doute la
première qui vient à l'esprit. Pour le monde de la drogue, pas besoin
d'explications.
Pour le monde terrestre, et en admettant, bien sûr, ce qui a été
envisagé auparavant, c'est également évident. Les deux sources les plus
puissantes qui nous amènent à renouveler les expériences ici-bas sont :
les désirs et les culpabilités.
Les premiers constituent une source renouvelable à volonté de
satisfactions du corps (d'où naissent les deux moteurs principaux de la
vie terrestre : l'argent et la sexualité).
Les seconds se fabriquent continuellement grâce à l'accumulation de nos
erreurs et à la diligente intervention de nombreuses religions qui ont
fait du "péché" leur cheval de bataille.
Tant que notre conscience continuera à se croire enchaînée par ces deux
molosses, la roue des incarnations continuera encore et encore.
La seule possibilité de leur échapper réside dans la prise de
conscience que tout cela est une création illusoire et qu'il existe une
réalité infiniment plus belle au-delà de cette image réduite. Une
réalité où la dualité du "bien" - "mal" fait place
à l'Unité. Une réalité vers laquelle nous serons définitivement
aspirés le jour où le mirage matériel ne nous aveuglera plus.
l'illusion
:
Les visions des drogués ne possèdent pas de réalité en dehors de leurs
propres perceptions. Elles correspondent ponctuellement à leur
appréhension corticale de la situation environnementale et vibratoire
qu'ils se sont créée.
En est-il différemment de notre univers ? A première vue, oui ! Mais
est-ce si évident lorsqu'on approfondit l'étude ? Comme nous l'avons vu
précédemment, l'apparence qu'il nous donne résulte d'une filtration des
fréquences par nos sens et d'une reconstruction complexe effectuée à
l'intérieur de nous qui fournit les images que l'on voit ou que
l'on ressent.
Le poisson perçoit l'océan comme son univers global. En allant plus
loin, pour une bactérie écrasée sur une lamelle de microscope,
l'univers se résume à deux dimensions ultra limitées par rapport au
nôtre à 3 dimensions.
Mais qu'est-ce qui nous prouve que l'univers global ne possède que 3
dimensions ?
Que représenterions-nous pour des êtres vivant dans un monde à 5 ou 7
dimensions, s'ils existent ? Probablement moins que la bactérie pour
nous !
De toute manière, même sans aborder des hypothèses qui peuvent
paraître farfelues, la physique moderne elle-même nous prouve à chaque
instant que l'univers créé est bien plus que le peu que nous en
percevons !
la
limitation :
Le drogué est prisonnier de l'univers dans lequel il s'est propulsé par
l'action de son produit et du désir qu'il a eu de le prendre.
L'être humain est lui aussi prisonnier de ce monde matériel. Il croit
pouvoir s'en échapper par le suicide, mais, si la réincarnation est une
réalité, il se condamne simplement, par cet acte, à revenir affronter
l'épreuve. Il ne peut échapper à lui-même et à la culpabilité qu'il
aura probablement engendrée.
Le désir de goûter à nouveau aux joies terrestres (heureusement qu'il y
en a !) et le désir de compenser le mal qu'on croit avoir fait sont les
pièges qui nous limitent à cette vie terrestre.
le
désir de fuite (le palliatif de l'oubli) :
Tout recours à la drogue naît du désir d'échapper à un monde qui nous
fait peur ou que nous refusons. L'arrivée dans un univers où l'on perd
de vue sa nature prétendue "réelle", responsable, donne
l'illusion de l'évasion.
S'il existe un domaine divin d'où notre âme est issue, mais dont elle a
oublié l'existence, notre unique recours est de plonger dans une mer
d'oubli qui, malgré les douleurs qu'elle engendre, semble préférable au
néant supposé.
la
prédation :
Ce qui peut sembler l'une des grandes
"imperfections" de notre monde (ou, tout au moins, ce que nous
ressentons comme tel !), réside dans le fait qu'il fonctionne
inéluctablement sur le mode de la prédation. Et cela depuis le végétal
qui se nourrit du minéral jusqu'à l'homme qui se nourrit de l'animal.
(Incidemment, c'est une des raisons qui me font sentir une profonde
résonance avec les dires de Ramtha : c'est nous-mêmes qui sommes les
créateurs de ce jeu superbe mais imparfait dans lequel nous nous sommes
engloutis). Un peu à l'image du personnage du film "Tron" qui
pénètre dans son ordinateur et devient prisonnier de ce monde virtuel.
Dans l'univers du drogué, les valeurs de respect d'autrui, de morale,
sont aussi distordues et basiques que dans un jeu vidéo. Il n'y a
aucune difficulté intérieure à tuer
l'ignorance
:
Elle a sa place en guise de conclusion, car elle est sans doute l'une des
plus redoutables caractéristiques de la société que nous avons
développée. Redoutable, parce qu'elle est la cause première de
l'intolérance, de la peur, de la destruction, de la haine, du fanatisme,
de tout ce qui ruine l'oeuvre cohésive de l'amour.
Le drogué ignore le chemin qui peut redonner à sa vie terrestre un sens,
ou bien refuse de le découvrir, ce qui aboutit au même résultat.
L'ignorance humaine existe à tous les niveaux et un livre entier ne
suffirait pas à débusquer toutes les formes qu'elle prend. Il n'est pas
uniquement question du fait de ne pas savoir lire ou écrire, même si
c'est un terreau de base qui empoisonne des millions d'êtres humains.
Cette ignorance là est affligeante, mais elle n'est pas forcément
nuisible. Ramakrishna était, paraît-il, presque illettré, ce qui ne
l'empêchait pas d'être une âme hautement évoluée.
Elle est, en revanche, d'autant plus dangereuse et redoutable qu'elle
atteint des personnages influents ou charismatiques. Ce peut-être aussi
bien l'inquisiteur du Moyen-Age, que le financier qui écrase tous ceux
qui lui résistent, le scientifique qui se ferme à toute vérité qui
n'est pas sienne, ou le terroriste qui s'imagine, dans son délire, qu'un
Dieu tout puissant va lui donner une place au Paradis parce qu'il a tué
cent personnes.
L'ignorance est partout. Mais, par bonheur, elle est relativement facile
à débusquer, parce qu'elle s'accompagne, inévitablement, de caractéristiques
constantes :
... enfermement
... absence de respect de l'autre
... séparativité
... égoïsme
... certitude de détenir "la" vérité
Pour clore cette page, il est important de préciser, pour demeurer en
harmonie avec tout ce qui précède, qu'il ne s'agit que d'idées
personnelles, totalement subjectives, émises avec spontanéité, et qui
n'ont d'autre but que proposer une source de réflexions.
Si, par hasard ou attirance, vous êtes parvenu à la fin de ces lignes,
vous pouvez, si la main vous démange, nous faire parvenir vos propres
conceptions.
Voici, en guise de conclusion, un passage extrait des "Enseignements
choisis" de Ramtha :
" Les royaumes de
ce plan n'en sont pas le véritable trésor ; les émotions qu'on en tire
sont ce trésor. Et c'est la seule chose que vous emporterez avec vous
lorsque vous quitterez ce plan-ci. Et si vos sentiments sont de ceux
qu'entretient une pensée limitée - culpabilité, tristesse, haine,
crainte, insécurité -, lorsque vous mourrez, vous devrez revenir ici,
car ce sont les sentiments qui déterminent la prochaine aventure. Voilà
pourquoi je vous dis : faites toutes choses pour l'amour de la joie. Quand
vous ne vivez plus que pour la joie intérieure, vous vivez dans le ciel
le plus sublime. Et cette joie, vous l'emporterez avec vous."