Ils n'ont de noir qu'un faux
drapeau de 68
Tout
est clair dans leurs gestes, ils t'apportent la guerre
Ils
passent dans la rue ouvre leur tes habits
Ils
y coudront dessus leur ouverture-éclair
Et
si jamais la nostalgie te prend
Tu
peux toujours imaginer le pire
Sans
que jamais personne ne puisse dire
Quand
ça viendra, quand ça viendra...
Et
si jamais la nostalgie te prend
Tu
peux toujours essayer de poursuivre Cette
comète noire qui t'enivre et qui s'en va et
qui s'en va Ils
n'ont de noir qu'un peu de ce ciel engagé Tout
est clair dans leurs yeux ils regardent la fièvre Ils
moissonnent tes rêves au-dessus des pavés Ils
mouilleront leur pain trempé dedans tes lèvres Et
si jamais la nostalgie te prend Tu
peux toujours croire que ça fonctionne Et
que l'amour ça rend les idées bonnes Après
demain, après demain Et
si jamais la nostalgie te prend Tu
peux toujours tenter de faire en sorte Que
les idées ouvrent grandes les portes Avec
tes mains, avec tes mains Ils
n'ont de noir qu'un peu de cette raison d'or Qui
grandit la folie au-dessus du courage Qui
fait la vie patiente et inquiète la mort Qui
arrête le temps à la dernière page Et
si jamais la nostalgie te prend Tu
peux toujours la crier dans la rue Et
dire au monde que tu ne veux plus Perdre
ta vie, perdre ta vie Et
si jamais la nostalgie te prend Tu
peux toujours la regarder en face Avec
tes poings, et tu verras que passe La
nostalgie, la nostalgie...
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